Qui dit la Réunion, dit la Fournaise !!

J'ai eu la grande chance que le volcan soit en éruption au moment où j'y étais ("le volcan l'a pété" en créole).

L'anse du volcan forme une caldeira qui l'isole de la population, le volcan "tombe" et déverse sa lave dans l'océan.

Pour y grimper, il faut traverser cette caldeira: paysage digne de Mars, poussière fine rouge, pas un bruit, une immensité plane au sein de nombreux cols.

La route.

La route est longue et caillouteuse. Au début c'est de la route bitumée, on se dit tranquille. Ensuite un barrage de gendarmerie m'avait fait attendre une bonne heure, mais je ne savais pas trop l’intérêt. Une fois libéré je m'engage le cœur vaillant dans la route sinueuse, tjrs bitumée je constate qu'on passe difficilement à 2 dans les virages en épingle, d'où le filtrage de gendarmerie en bas. Au fur et à mesure de l'ascension, la température chute. Je m'habille en conséquence. Là je vois la piste plus bas qui s'enfonce dans la caldeira, plus de bitume, de la sacrée piste avec ses trous et cailloux. Impossible de rouler à + de 15kmh. Ca secoue très fort dans l'habitacle.

Une fois ce calvaire passé, enfin l'arrivée au parking où il restera encore une bonne heure de marche.


L'accès au volcan

Pour le chemin menant au volcan, pas compliqué, il suffit de suivre les gens. La nuit tombant, il se forme un flot de lanternes magnifiques sillonnant le chemin menant au volcan. Je marche avec ma frontale et mes chaussures de rando solidement lacées avec un objectif en tête, le volcan!!

La nuit est très noire, pas de pollution lumineuse. Au loin s'entend le grondement sourd du volcan, c'est sûr l'antre de Vulcain n'est plus très loin !! Magnifiques sensations.


Le spectacle du volcan

Les 2200m d'altitude sont gravis. Une fois arrivée au plus près, la température est au plus bas.

On ressent chaque crachée de lave par un bruit rauque et une bouffée de chaleur tranchant les 4° de la nuit.

On sent la Terre vivante, bouillonnante...

Je reste scotché là une bonne heure, un moment hors du temps. Je sais que le retour sera très long, tant pis je reste encore...